Logo Businux

1.2> Le split-screen : (1/3)

une bande dessinée dans un film ?

Définition

Le split-screen est un outil cinématographique qui consiste à diviser une image en plusieurs parties, afin de montrer plusieurs événements en parallèle. Dans « Esthétique du film » (par Jacques Aumont, Alain Bergala, Michel Marie et Marc Vernet, 1983-1999), il est défini comme le « partage de la surface (du cadre) en plusieurs zones, égales ou non, occupées chacune par une image partielle ».

Il y a donc, en raison de la nature même du split-screen, un découpage interne du cadre en plusieurs autres cadres, contenant chacun leurs propres images, reliées ou non entre elles. Cela présuppose aussi une juxtaposition d’images [1] dans un même cadre comparable à la planche de la bande dessinée. On peut donc ainsi créer une relation entre deux images qui n’aurait aucune raison d’être dans un autre contexte. Mais ce rapport pictural est différent de celui du montage. En effet, les images étant juxtaposées, et donc visibles simultanément, le lecteur perçoit les deux images comme possédant une valeur temporelle identique. On ne considère pas le rapport entre ces deux images de la même façon. Il n’y a plus l’image d’avant et l’image d’après, mais une définition de l’image de façon spatiale (image du dessus, de gauche, etc...).

Le split-screen insert donc dans le cinéma une juxtaposition spatiale qui s’ajoute à la dimension temporelle du montage. Une nouvelle dimension est mise en place, mais laquelle suivra le spectateur ? Le temps prime-t-il sur l’espace ?

Article suivant


[1Pour plus de détails sur la juxtaposition, voir la seconde partie.

Commentaires