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1.5> L’anime-comic (1/2)

le film mis en cases

Origine.

Ce genre de bande dessinée a vu son apparition au japon avec la prolifération de dessins animés (les animes, à ne pas confondre avec le manga qui ne désigne que la bande dessinée nippone). Mais les adaptations demandant du temps et de l’argent, les éditeurs résolurent le problème en créant les anime-comics.

Ces livres reprennent les images originales du film en les recadrant et en les mettant en pages au format bande dessinée, les textes étant ajoutés dans des cadres et des bulles par-dessus le photogramme ainsi transformé.
A l’origine, l’anime-comic était utilisé uniquement dans l’adaptation de film d’animation. Nous reviendrons dans le chapitre suivant sur le lien qui uni bande dessinée et cinéma d’animation, mais l’on peut d’ores et déjà constater l’apparenté graphique entre les deux genres. C’est pourquoi il a dû sembler évident aux premiers adaptateurs d’utiliser les images du film d’animation pour en faire une bande dessinée. Les problèmes de qualité d’adaptation sont pourtant les mêmes que pour un film avec acteur (recadrage, gestion du mouvement sur une image fixe, intégration des phylactères et onomatopées...).

L’anime-comic ne fait pas appel à la créativité graphique de l’adaptateur, mais à ses facultés de décomposer l’action et de la mettre en page. C’est un des rares cas en bande dessinée on l’on a une reconnaissance du talent narratif, et non du talent plastique. En effet c’est souvent ce dernier qui prime dans la reconnaissance de la compétence de l’artiste, en dépit de l’importance primordiale de la narration.
Mais les anime-comics sont des produits 100% commerciaux, d’un faible coût de production, et d’une qualité plutôt mauvaise (si l’on excepte celle du papier). En effet, la transposition directe de photogrammes ne possède pas la qualité expressionniste du dessin. Tous les effets de vitesses et de mouvements, symbolisés par des lignes, toutes les expressions suggérés par le travail de la couleur et des exagérations, sont totalement absents de l’anime-comic. Seul le cadrage peut suggérer de façon graphique toutes ces qualités du mouvement. Mais la plupart du temps les adaptateurs ne prennent pas la peine de remanier les cadrages et fournissent une série d’images légendées au format cinéma.

Un produit avec un budget promotionnel important sera la plupart du temps adapté par des dessinateurs réputés plutôt que par le recours à l’anime-comic. Ainsi le lectorat du dessinateur se tournera vers le film. C’est le cas de « The Shadow » (Russell Mulcahy, 1994) adapté à la sortie du film par Mickael Kaluta.

L’anime-comic est clairement destiné aux amateurs du film. Des produits à haut pouvoir mercatique, comme « Star Wars », ont ainsi eu plusieurs adaptations en bande dessinée. On peut ainsi lire la version comic, manga, et anime-comic de chaque épisode. Chaque version ciblant un public précis (Comics : Lecteurs de bande dessinée en général / mangas : lecteurs de manga / anime-comics : amateurs du film en particulier).

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