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1.6> Animation et BD (1/3)

Présentation.

On fait souvent le rapprochement entre dessin-animé et bande dessinée. On retrouve ce rapprochement dans la désignation populaire des créations japonaises, qui sont nommées « manga » pour désigner l’un comme l’autre [1]. Pourtant des termes spécifiques existent : le manga, c’est la bande dessinée asiatique ; l’anime, c’est le dessin-animé asiatique. Ces divergences de termes sont surtout là pour appuyer des divergences culturelles. En effet bandes dessinées et dessins-animés ne sont pas consommés au japon comme dans le reste du monde, d’où l’existence d’une démarcation de ces expressions.
En France bande dessinée et dessin-animé sont très fortement connotés. Ce sont des produits destinés à un public jeune, rien de bien sérieux. Mais les créations récentes, profitants d’un léger changement dans les mœurs, ont permis l’apparition de film plus « adultes » dans les salles de cinéma, sans pour autant proposer de la pornographie. Car un autre poncif veut que la bande dessinée adulte soit pornographique, et il en est de même pour le dessin-animé. Quelle surprise pour les parents, qui, croyant amener leur enfant à un spectacle pour enfants, assistent aux scènes de vulgarité de « South Park » (Trey Parker, 1999), ou au scénario alambiqué de « Ghost in the Shell » (« Kokaku kidotai », Mamoru Oshii, 1995) !

L’animation n’est donc plus un genre infantile, et le grand public, sans doute grâce aux expériences citées précédemment, commence à admettre l’existence d’un pan entier de l’histoire du cinéma jadis laissé dans l’ombre de la méconnaissance.

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[1Avec de plus un amalgame entre toutes les productions asiatiques ou s’en rapprochant graphiquement.

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