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2.3> Images fixes, images en mouvement (1/3)

Présentation.

Le mouvement en audiovisuel n’étant qu’une illusion, on peut le mettre sur le même pied que la bande dessinée d’un point de vue théorique. En effet, au cinéma il n’y a pas de réel déplacement, mais une image tous les 24èmes de seconde. A la base, la matière première du cinéma est donc fixe.

Mais la bande dessinée a tout de même ses spécificités.
Le cinéma est un art du temps qui dirige le regard du spectateur. La pellicule défile automatiquement, mécaniquement, et est projetée sur l’écran. Le signal vidéo est traduit électroniquement pour être imprimer sur l’écran. On a donc dans les deux cas un flot continu de données projetées sur un espace défini et fixe.
La bande dessinée est un art de l’espace, ce qui implique plus de difficultés à canaliser le regard du spectateur, et une certaine pédagogie pour le guider. C’est le lecteur qui dirige sa lecture, tournant la tête, les yeux et les pages au rythme qui lui convient. Le flot d’information n’en est pas pour autant discontinu. Le lecteur régule en effet celui-ci mentalement, malgré la vitesse relative de sa lecture : il lira plus vite une scène d’action qu’une scène de dialogue. De plus, en fonction du rythme des planches, il accélèrera ou ralentira sa progression dans l’ouvrage. Mais sa lecture lui semble continue, sans aucune pause, même si parfois son regard s’attarde sur une illustration.

On subit un film, n’ayant d’autre choix que de suivre sa projection, tandis que l’on suit une bande dessinée, au gré de notre perception de l’histoire. En bande dessinée c’est à l’auteur de guider le rythme et le temps de la lecture.

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