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Corpus et Inspirations

Ce mémoire est principalement issu de réflexions personnelles développées à partir de nombreuses œuvres, aussi bien en bande dessinée qu’en cinéma.
Pourtant certaines de mes sources d’inspirations ne sont pas citées dans mon travail, car cela n’était pas forcément pertinent dans mon développement. Mais il m’a semblé intéressant d’élargir la description de mon corpus aux œuvres qui m’ont guidé plus ou moins consciemment dans mon étude.
Vous trouverez donc dans cette partie un descriptif de toutes les œuvres citées précédemment, ainsi qu’un complément concernant tous les films, bandes dessinées, et ouvrages qui peuvent élargir une réflexion autour de l’art séquentiel.

« Nausicaa de la vallée du vent »
Hayao Miyazaki
Mangas : glénat, 1982-2000
Film : bientôt en France ?, 1984

Originellement une bande dessinée publiée dans le magazine Animage, la seule histoire complète de Miyazaki. L’histoire raconte comment Nausicaä tente de protéger sa vallée natale contre un empire voisin. Ce dernier, pour détruire la forêt toxique adjacente à la vallée, met en effet en danger l’écosystème mondial, et plus particulièrement la vallée du vent.
L’adaptation fait un rappel à l’univers dont elle est issue. Ainsi, le générique raconte la « genèse » de ce monde post-apocalyptique par le biais d’une pseudo tapisserie de type médiéval défilant latéralement sur l’écran, puis finissant en fondu enchaîné sur une scène qui n’existe que par les mouvements des nuages et de Nausicaä sur son planeur. On passe d’une scène figée, la bande dessinée, à une scène mouvante, le cinéma. L’emploi d’un des ancêtres avérés de la bande dessinée n’est sûrement pas anodin. En effet on peut prendre cela comme un retour aux sources, à l’origine du film. Le caractère graphique de celui-ci est d’ailleurs original, car calqué sur celui de la bande dessinée, c’est à dire riche en traits, alors que le dessin animé privilégie en général une ligne plus claire pour les besoins d’une animation fluide.


« Porco Rosso »
Hayao Miyazaki
Film : 1992
Anime-comic : glénat, 1995)

Il s’agit du premier film de Miyazaki à avoir été diffusé en France sur grand écran.
Il raconte les aventures d’un aviateur transformé en cochon humanoïde à la fin de la seconde guerre.
Il est à noter que même si le personnage du « cochon rouge » a déjà été utilisé par l’auteur dans un contexte proche en bande dessinée, le film ne fait que reprendre la figure graphique et son environnement aéronautique pour l’insérer dans un récit. Le lien avec la bande dessinée est donc trop ténu pour être réellement considéré.


« Tintin »
Hergé
Casterman, 1929-1987

Tintin peut être considéré comme l’archétype de la bande dessinée classique. Reconnu internationalement comme un monument de la littérature de bande dessinée, voire de la littérature en général, il a su imposer la ligne claire en Europe et a été repris et adapté à plusieurs reprise.
En tant que mythe de la bande dessinée de nombreuses adaptations en ont été faites. D’abord les films live qui sont des adaptations du personnage, les histoires étant originales (« Tintin et le mystère de la toison d’or », Jean Jacques Vierne, 1961 ; « Tintin et les oranges bleues », Philippe Condroyer, 1964 ;). Ensuite deux longs métrages d’animation « Le temple du soleil » (Eddie Lateste, 1969), adapté d’un album, et « Tintin et le lac au requin » (Raymond Leblanc, 1972), qui suit une histoire original. Enfin la série animée qui reprend les albums en épisodes de 26 minutes, en se prévalant d’être la retranscription fidèle de l’œuvre d’Hergé [1]. Fidèle c’est beaucoup dire, car les albums de Tintin ont connu de nombreuses versions, Hergé voulant les relier à leur époque, évitant ainsi un vieillissement prématuré de son œuvre en faisant appel à des assistants qui modernisaient les véhicules, et revoyaient décors et costumes. Ainsi, l’adaptation en dessin-animée, basée sur les dernières versions, semble contemporaine, le décalage temporel étant de seulement une vingtaine d’année.
En quoi cette adaptation se veut-elle fidèle ? La ligne claire d’Hergé s’adapte très facilement à l’animation, les histoires quant à elles sont légèrement retravaillées, malgré la volonté de reprendre un maximum de cases de l’album original. Premièrement pour tenir dans 26 minutes, deuxièmement pour tenir compte des impératifs du mouvement.
Car les albums de Tintin, sont long, l’action n’y est pas vraiment trépidante, et le nombre d’enfant qui ont buté dessus, fatigués à la simple vue de la longueur des textes, est légion.


« X-Men »
Bryan Singer, 2000
Comic créé en 1963 par Stan Lee et John Byrne ; édité aux USA par Marvel et en France par Panini Comics.

L’adaptation en film de cette bande dessinée américaine était très attendue par les fans. En effet, « X-Men » est une des meilleurs vente de comics depuis des décennies. Après des débuts difficiles à sa création, elle devient rapidement une référence du genre super héroïque psychologique. Combat pour un idéal, dilemme dramatique et intrigue interne à l’eau de rose, sont donc par conséquent devenu le menu du comic mainstream.
Le thème en est simple : de jeunes gens possédant des pouvoirs issus d’une malformation génétique sont recueillis par le professeur Xavier, puissant télépathe, qui décide de les aider à survivre dans un monde ou ils sont considérés comme des aberrations, et où bon nombres de leurs semblables usent de leur dons à des fins criminelles. C’est principalement le rejet qui est développé, et un parallèle avec le racisme est clairement établie.
Bryan Singer réussit le défi de ne pas se limiter aux combats qui sont devenus le lot commun de ces histoires, de mettre en évidence le parallèle avec le racisme, et d’adapter un univers graphique haut en couleurs aux normes cinématographiques. De plus il est parvenu à plaire aux fans sans pour autant perdre le néophyte dans presque quarante ans d’historique.
L’intérêt de ce comic, en dehors de sa popularité, c’est le nombre de dérivations narratives qu’il compte. De nombreux titres annexes agrandissent la collection, puis une adaptation en dessin animé, les bandes dessinées de la série animé, le film, la bande dessinée du film (dont des épisodes servant de prologue au film), sans compter les produits dérivés de pur marketing (jouet, t-shirt, statuette, tasse, jeux vidéos, etc…).
Suite au succès du premier film, une séquelle est sortie en 2003, et un troisième film est prévu pour 2006.


« The Matrix »
Andy & Larry Wachowsky, 1999

Ce film affirme volontairement son apparenté avec la bande dessinée. En effet, les réalisateurs sont très fortement imprégnés par la culture comic. Ainsi ils font appels à des dessinateurs réputés pour imaginer graphiquement leur monde, et pour dessiner le story-board, qui sera d’ailleurs rigoureusement suivi.
De plus, ils prolongent leur film d’un site Internet, ou de nombreux artistes de bandes dessinées très réputés appliquent leurs talents sur l’univers du film et sur sa mythologie.
On retrouve les mêmes aspirations dans les deux suites sorties coup sur coup en 2003, mais malheureusement, l’originalité n’est plus là.


« Gunnm »
Yukito Kishiro, 1991
Manga édité en France par Glénat
Film en DVD chez Fox Pathé Europa

Récit d’anticipation suivant les aventures de la cyborg Gally, Gunnm a été adapté en vidéo par Fukutomi Hiroshi en 1993. L’anime ne traite malheureusement que du premier volume du manga, délaissant les réflexions philosophiques Nietzschéennes des volumes suivant.


« Spirou »
Créé par Rob Vel en 1938
Adapté en dessin animé en 1992, en s’inspirant des auteurs de l’époque, Tome et Janry avec un ton plus enfantin afin de mieux convenir à un public d’enfants.

Depuis, Tome et Janry ont écrit « Machine qui rêve », une aventure plus réaliste, aussi bien graphiquement que scénaristiquement, afin de se détacher de leur spin-off humoristique « Le petit Spirou ». Cette expérience a malheureusement montré les limites d’appropriations d’un personnage par des auteurs ne possédant pas les droits, car c’est aussi le dernier Spirou réalisé par Tome et Janry.
La nouvelle équipe est composée de Morvan au scénario et Munuera au dessin.


Marc-Antoine Matthieu

Scénographe, auteur de bandes dessinées, il aime, au travers d’un dessin en noir et blanc très contrasté, explorer les possibilités de la bande dessinée en matière de narration. Flash-back et flash-forward s’accumulent dans des œuvres complexes ou toutes les figures possibles, jusqu’au dépassement de la case et de la planche, sont employées. Le tout avec un humour absurde qui met en évidence la réflexion.


Kevin Smith

Alors qu’il n’arrivait pas à percer dans la bande dessinée, Kevin Smith vend sa collection de comic pour produire et réaliser « Clerks » (1994). Le film est un succès, ce qui lui ouvre au bout du compte les portes de la bande dessinée, suite a son troisième film, « Chasing Amy » (1997). Les personnages de « Clerks » deviennent un comic, ainsi que Jay et Silent Bob, les seconds rôles récurrent de sa filmographie. Grâce à cette reconnaissance, autant critique que publique, il entre dans les grands studios de bande dessinée et relance une série mainstream en perte de vitesse : « Daredevil »[Depuis adapté au cinéma en 2003]. Son scénario, inspiré de la grande époque du personnage, comble les attentes des lecteurs, et donc de l’éditeur. Kevin Smith devient donc une nouvelle référence scénaristique de la nouvelle génération de la bande dessinée américaine.
Si Kevin Smith semble être un très bon scénariste et un excellent dialoguiste, les scènes d’actions moribondes de « Dogma » (1999), sa quatrième réalisation, montre ses faiblesses en mise en scène. Cela met bien en évidences le faite qu’en bande dessinée c’est le dessinateur qui met en scène, d’ou les scènes d’action très bien rendue de « Daredevil » (Joe Queseda au dessin, édité en France par Marvel France).


« Little Nemo »
Winsor McKay
Publié de façon hebdomadaire entre 1905 et 1926, recueillies en deux volumes chez Pierre Horay éditeur, 1969

McKay est un précurseur. Dans ses planches, tout est en mouvement. Le cadre peut tomber, le texte peut être attraper et manger, le monde onirique de Nemo se prête à toute les fantaisies, mais surtout à toutes les expérimentations. Ayant la chance d’être publié en couleur McKay en profite pour essayer des confrontations fortes, des échanges étranges. Pas étonnant que cet auteur inspire par la suite le mouvement Dada et les surréalistes, dont Dali qui reprendra ses éléphants échassiers.
McKay est aussi un des pionniers du cinéma d’animation, avec « Gertie the Dinosaur » (1914), qui impressionne encore beaucoup par ses qualités dans la création du mouvement.


« The Shadow »
Russel Mulcahy, 1994

« Créé en 1930, The Shadow fut d’abord le narrateur d’une série de dramatiques radiophoniques. Parallèlement, il devint dès 1931 le héros d’une multitude de romans populaires (ou « pulps ») écrits sous le pseudonyme de Maxwell Grant par Walter B. Gibson, qui s’inspirait à la fois de Fantômas et du Mouron Rouge. À partir de 1937, The Shadow eut droit à son propre programme radiophonique. Orson Welles, qui avait alors 22 ans, lui prêta sa voix (…). Après avoir participé à 39 émissions, Welles laissa la place à d’autres acteurs (…). Dans les serials cinématographiques, The Shadow fut incarné par Victor Jory. Soutenue par d’innombrables fan-clubs, la popularité du personnage se prolongea jusqu’au milieu des années 50, époque à partir de laquelle il fut supplanté par d’autres super-héros, dont Batman, qui lui doit beaucoup. » extrait de MonsieurCinéma.com.
De plus, comme pour beaucoup de personnage notoire, The Shadow eu droit à une version dessinée dans les années 50. Les plus récentes tentatives de ressorties du personnage ont été faites chez l’éditeur anglais Dark Horse.


« Ekllipse »

Il s’agit d’un magazine de bandes dessinées essayant de traiter de façon égal comics, mangas, et bandes dessinées franco-belge. Pour cela, plutôt que de faire de la prépublication, comme la plupart de ses confrères, il s’axe sur des études théoriques et des entretiens, le tout richement illustré afin de mettre en valeur toutes les facettes des auteurs.
Malheureusement disparu, il a été remplacé depuis par Calliope, qui en reprend les grandes lignes.


« Comic Box »

Magazine malheureusement défunt qui s’intéressait à la productions américaines et anglaises de comics.
Avant tout un magazine d’actualités (entretiens et revus de presse), « Comic Box » consacrait aussi des dossiers à certaines facettes de l’histoire du comic-book, aussi bien en suivant un axe sociologique que purement historique.
Devant la forte demande des lecteurs, Comic Box est revenu dans les librairies sous forme de magazine annuel. Plus d’infos sur le site du magazine.


« ScottMcCloud.com »

Ce site est le centre d’information et d’expérimentation de Scott McCloud. Il y met en ligne ses travaux pour le support informatique, ainsi que la continuation de ses recherches sur la bande dessinée.


« The Internet Movie Data Base »

Ce site référence tous les produits audiovisuels connus. Il est une véritable mine d’information, aussi bien anecdotique que pratique.


[1De plus, Steven Spielberg aurait obtenu les droits pour produire, voire réaliser, une série de film live.

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