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Avant Propos

Bien que le cinéma et la bande dessinée soient considérés comme des parents proches, peu d’ouvrages s’intéressent à l’apport théorique provenant d’une considération égales de ces arts.

Ainsi, la masse d’ouvrages théoriques prenant en compte aussi bien l’un que l’autre est très restreinte, ce qui m’a permis avec une relative facilité d’obtenir la majorité d’entre eux, même si je dois admettre que les petits éditeurs très spécialisés (comme les éditions de l’université de Bruxelles) ne sont pas très faciles d’accès.

En ce qui concerne les ouvrages ne traitant que d’un seul des sujets, ceux théorisant la bande dessinée sont des raretés, et les quelques revues désirant accomplir cette gageure sont introuvables, car la plupart du temps distribuées de façon très restrictive et à de faibles tirages. C’est le cas par exemple des « cahiers de la bande dessinée » et de « 9ème art ». De plus, si l’on a la chance d’en trouver un, la recherche n’est pas facilitée par l’absence d’index et de référencement en bibliothèque.
Le cinéma quant à lui est très largement représenté chez divers éditeur, en général dans des collections spécifiques, et les revues le concernant se compte par dizaines.
Il est donc bien plus évident de travailler la bande dessinée par rapport au cinéma, profitant ainsi de la somme d’informations disponibles.
Cet état de fait se ressent dans l’approche des rares théoriciens s’étant intéressés au sujet. Le cinéma ne regarde pas vers la bande dessinée. Pourtant, dès qu’un ouvrage théorise le neuvième art, un parallèle est automatiquement effectué avec le cinéma.
C’est le manque de considérations intellectuelles vis à vis de la bande dessinée qui l’a ainsi laissée dans l’ombre de la popularité, voire du populisme. Longtemps la bande dessinée s’est donc contentée d’être le cinéma du pauvre, composée de récits enfantins et d’intrigues légères.

Plutôt que de me consacrer à un aspect maint fois travaillé, c’est à dire une mise en valeur des différences entre cinéma et bande dessinée, je m’intéresserais aux points communs, à ce qui permet de situer les deux arts dans une même catégorie.
Pour cela, je me concentrerais donc plus sur les ouvrages traitant de la bande dessinée, ceux-ci effectuant une première approche en s’intéressant au moins de manière anecdotique au cinéma.
Ainsi j’éviterais les polémiques des théoriciens du cinéma, et apporterais une vision neuve sur celui ci en le mettant en correspondance avec une autre technique narrative.

Se pose alors la question du corpus. Mes propos étant théoriques, n’importe quel film ou bande dessinée aurait convenu pour les illustrer. Nous nous limiterons donc autant que possible aux œuvres ayant un lien avec les deux arts, c’est à dire principalement des adaptations et des œuvres auxquelles ont participées des personnalités des deux milieux.

En ce qui concerne les illustrations, seules des planches de bandes dessinées sont représentées. En effet, il aurait été incongru de montrer des photogrammes, ceux ci n’ayant aucune valeur représentative par rapport aux mouvements qui définissent l’audiovisuel.
Enfin, certaines citations sont des illustrations extraites de « L’art invisible ; Comprendre la bande dessinée » de Scott McCloud. Il me semblait en effet impossible, au vu de la forme particulière de cet ouvrage, de citer le texte en dehors de son contexte graphique.

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